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Date de
création : 1664
Se promener :
Si vous entrez par la place de la Concorde, vous
découvrirez un ensemble de statues représentant des
personnages de l'Antiquité, datant de 1716. Vous pourrez
vous asseoir tranquillement sur une chaise, autour du grand
Bassin Octogonal rehaussé de sauges rouges à la belle
saison, bordé d'une double allée d'orangers en caisses, qui
viennent souligner la symétrie du Fer à Cheval, dont les
rampes s'élevant majestueusement vers les terrasses sont un
souvenir du mur d'écho du jardin de Catherine de Médicis.
La Terrasse du Bord de l'Eau vous dévoilera les
formes élégantes de l'Orangerie, dont les bâtiments actuels
datent de 1892. Elle avait été conçue à l'origine pour
abriter les Nymphéas de Claude Monet et accueille également
la collection jardintuileries2de Jean Walter et Paul
Guillaume. Vous déambulerez sous des allées de tilleuls,
ponctuées ça et là de très beaux ormes, dont un planté
devant l'Orangerie, un des rares rescapés de la maladie (la
graphiose) qui les a décimés en France.
C'est en 1980, que la maladie des ormes (graphiose)
est apparue pour la première fois dans la capitale. On en
comptait 30 000 avant l'épidémie, alors qu'aujourd'hui
seuls 1 000 ormes survivent, dans les larges avenues
parisiennes (avenue d'Italie, de Choisy, boulevard
Lefebvre, de Grenelle, Garibaldi…). Aucun traitement n'a
réussi à en venir à bout. Des injections dans les arbres
malades en 1986-1987 ont été infructueuses. On reconnaît un
arbre malade à son feuillage desséché qui reste malgré tout
en place. Des stries noires apparaissent parfois sous
l'écorce. Le seul remède est de l'abattre avant qu'il ne
contamine les autres. La maladie est provoquée par un
champignon transmis par un insecte, le scolyte. Alors qu'au
17ème siècle, l'orme était la première espèce d'arbre à
Paris, aujourd'hui, il est l'une des moins répandue !
A l'Ouest du jardin, vous découvrirez sur la Terrasse
des Feuillants, la Galerie du Jeu de Paume, l'ancêtre du
tennis, qui accueille des expositions d'art contemporain. A
chaque extrémité de la double allée de tilleuls, vous
reconnaîtrez facilement le régal des vers à soie : deux
mûriers blancs qui ont la particularité de pousser sous
trois formes différentes sur la même branche. Ces arbres
ont été récemment replantés en hommage à Henri IV, qui les
avait imposé sur toute la longueur de la terrasse pour
encourager la production de soie en France.
En souvenir de la première assemblée républicaine qui
a siégé en 1791 dans la salle du Manège, aujourd'hui
disparue, l'esplanade des Feuillants accueille en contrebas
des monuments exaltant l'âme républicaine à Jules Ferry et
à Pierre Waldeck Rousseau, et un chêne de la République. De
part et d'autre de l'allée centrale s'étendent seize
bosquets de marronniers apportant ombre et fraîcheur aux
coureurs qui passent et repassent inlassablement. Vous êtes
ici dans le Grand Couvert, où vous pourrez admirer des
sculptures de Coustou et Le Pautre (moulages des œuvres
originales conservées au Musée du Louvre), représentant les
" Coureurs d'Atalante " " qui se poursuivent au milieu des
iris d'eau…un encouragement pour les joggeurs infatigables
qui se croisent chaque jour au détour de ces allées.
Le Nôtre étudia avec minutie la peinture et les
effets d'optiques pour redessiner le Grand Carré, qui est
remarquable pour ses jeux de perspective. Il corrigea le
déformations dues à la distance en décalant vers l'Est les
petits bassins ronds des Jardins Réservés, situés à gauche
et à droite du Bassin Rond (côté place du Carrousel), qui
paraît bien plus vaste que le Bassin Octogonal alors qu'il
est deux fois plus petit !
Les petits enfants pourront renouer avec les jeux de
leurs ancêtres en guidant des petits bateaux à voile loués
sur place, sillonnant parmi les carpes. Les pelouses
bombées vous feront plonger dans la verdure, dissimulant
certaines allées à votre regard. jardintuileries3Certains
arbres, en place depuis l'Empire, encadrent les statues du
17ème siècle à nos jours qui ont été merveilleusement
restaurées. Vous découvrirez, parmi les œuvres anciennes du
jardin des statues de Rodin (Le Baiser, Eve, La méditation,
La Grande Ombre), Coysevox ou Carpeaux, mais aussi des
œuvres contemporaines de Max Ernst (Microbe vu à travers un
tempérament), Alberto Giacometti (Grande Femme II), Jean
Dubuffet (Le Bel Costumé), Henry Moore (Reclining Figure),
qui forment un véritable et remarquable musée de sculptures
en plein air. Vous pourrez les contempler à loisir assis
confortablement dans une des trois mille chaises, et
assister à l'explosion printanière des 60 000 bulbes en
fleurs, qui recouvrent d'un tapis de lumière le pied des
arbres de Judée aux somptueuses fleurs roses… avant de vous
diriger vers les deux buvettes et les deux restaurants pour
vous remettre de ces émotions !
Un peu d'histoire :
Le plus ancien et le plus vaste jardin de Paris...
En 1519, François 1er avait choisi ce vaste terrain
occupé depuis le 12ème siècle par des fabriques de tuiles
et entouré de champs de cucurbirtacées (courges), pour y
construire une résidence luxueuse avec jardin, qui ne vit
jamais le jour. En 1564, Catherine de Médicis, séduite par
les lieux, commença à développer un véritable plan
urbanistique et aménagea un palais, les " Tuileries ", au
milieu d'un jardin florentin inspiré des jardins du
Moyen-Age, où l'on pouvait admirer une grotte ornée des
œuvres du céramiste Bernard Palissy et un étonnant mur
d'écho. Des réceptions fastueuses s'y déroulèrent, donnant
l'occasion aux puissants de l'époque d'exalter leur
pouvoir.
En 1664, André Le Nôtre, créateur des jardins royaux
de Versailles, de Marly, de Saint-Cloud et de
Saint-Germain, fut chargé par Louis XIV de redessiner le
jardin. Le roi l'ouvrit à la promenade des " honnêtes gens
", le peuple pouvant s'y rendre à la Saint-Jean. Ce fut le
premier jardin public de Paris. Sous Louis XV, certaines
sculptures provenant du parc de Marly, dont les célèbres
chevaux, vinrent habiller en 1719 les allées élégantes du
jardin, suivies, après 1794, par d'autres statues provenant
des anciens parcs royaux. Ce n'est que bien plus tard
qu'apparurent les galeries de l'Orangerie (1853) et le Jeu
de Paume (1861). Fêtes officielles et événements populaires
s'y succédèrent à un rythme soutenu, les Parisiens
assistants ébahis à l'ascension des premiers ballons à
hydrogène (1783), au premier salon de l'automobile (1898),
au banquet des 22 000 maires de France (1900), aux
attractions du bicentenaire de la Révolution…
Le palais fut détruit partiellement par un incendie
lors des affrontements de la Commune, en 1871, et rasé en
1883, laissant un vaste jardin, agrandi peu après grâce à
la création du jardin du Carrousel, qui porte le nom d'une
parade hippique.
Deux parterres encadrent des buissons d'ifs taillés
dans les règles de l'art topiaire, rayonnant à partir de
l'arc de Triomphe du Carrousel (1808) qui commémore les
victoires napoléoniennes de 1805 et 1806. Il a été
redessiné par Jacques Wirtz au moment de la construction
des galeries du Carrousel du Louvre, qui abritent la
célèbre pyramide inversée de Pei, de nombreux magasins et
un accès au musée du Louvre. Ce jardin classique est
aujourd'hui un modèle de technicité : un jardin sur dalle
suspendu au-dessus des galeries où l'on aperçoit dix-huit
statues de Maillol, installées à l'initiative d'André
Malraux en 1965, dissimulées dans ses haies bien taillées.
Le jardin des Tuileries a depuis lors subi une
complète transformation. Six années ont été nécessaires à
l'Etat (1991-1996) pour lui redonner une nouvelle jeunesse
: les paysagistes Louis Benech, Pascal Cribier et François
Roubaud ont conservé l'essentiel des perspectives de Le
Nôtre. Dans le Grand Carré, les pelouses ont été retracées,
68 grands arbres ont été conservés, 1 300 replantés, dont
800 dans le Grand Couvert, les deux exèdres(1799) en marbre
(bancs en demi-cercles destinés à la conversation, à
l'origine présents dans l'abside des basiliques
chrétiennes) ont été mises en eau, apportant une touche
romantique au jardin.
Désormais, 125 000 plantes sont placées chaque année
par les jardiniers du domaine, l'eau d'arrosage étant
acheminée depuis le canal de l'Ourcq (dont la rivière prend
sa source dans l'Aisne, à 80km de Paris), grâce à une pompe
à forte pression et une gestion informatisée.
Surface :
280 000 m²
Horaires Ouverture
De 7h30 à 19h tous les jours.
Transport en commun
113 rue de Rivoli (1er)
Métro : Tuileries (ligne 1), Concorde (lignes 1, 8,
12) ou Palais-Royal (lignes 1, 7)
Bus : lignes 24, 72
Activités et services
- Musée de l'Orangerie
- Musée du Jeu de Paume
- Musée de sculptures en plein air
- Librairie sur les jardins (à l'entrée Concorde)
- Fête foraine en juillet et en août sur la Terrasse
des Feuillants
- Aire de jeux pour les enfants sur le Grand Couvert
- Trampoline (payant)
- Promenades à dos de poneys
- Location de petits bateaux
- Ateliers pour les enfants par l'association
l'Enfance de l'Art (01.42.96.19.33)
- Chalet de vente de friandises
- Buvettes
- Restaurants
Promenade insolite du jardin des
Tuileries :
« Les petites histoires dans l'Histoire
»
Tous les samedis, dimanches et jours fériés, des
agents d'accueil et de surveillance vous proposent une
promenade insolite et gratuite du jardin des
Tuileries !
Du
3 avril au 31 octobre 2010, pendant une
heure environ, les agents d'accueil et de surveillance du
jardin des Tuileries vous invitent, au cours d'une
promenade, à découvrir les évènements marquants et les
particularités qui font l'histoire du jardin.
Profitez d'un moment d'échange privilégié et
bénéficiez, dans un cadre intimement lié à l'histoire du
Louvre, d'une médiation dynamique, illustrée par de
nombreux supports (reproduction de dessins et gravures). De
l'Arc de Triomphe du Carrousel au bassin octogonal (entrée
Concorde), laissez-vous guider au gré des métamorphoses du
jardin, de Catherine de Médicis à nos jours.
Toutes les histoires du jardin vous seront ainsi
révélées.
Informations pratiques
Tous les samedis et dimanches
Risque d'annulation en cas d'intempéries
Départ à 15h30
Durée 1h15 environ
Accès libre sans réservation
Accessible aux enfants dès 11 ans, accompagnés d'un
adulte
Rendez-vous à l'Arc de Triomphe du Carrousel du
Louvre
Plus d'infos
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